L’amer
Ils crissent,
Les minuscules fragments minéraux
De la mer, sous mes pieds engourdis.
Il s’incruste,
L’amer sentiment de déjà ressenti,
Au capuchon rond sanglotant le sel.
Là !
Ma mère, dont l’âme erre
Entre vagues et courants,
Electrise les végétaux gluants
De l’amère étendue caméléon.
Cherchant le chemin de sable
Qui la conduirait vers sa vérité
Elle ne sait encore
Qu’elle s’est construit une échelle
De Jacob, à l’envers !
Merci… Laisse la faire.
Copieuse invétérée, la vague
Appelle son voisin
Du dessus, pour voler sa nuance
Et chaque jour celui-ci,
Altruiste, la laisse réécrire les teintes
Délavées de son humeur.
Seuls les rochers, stoïques
Restent insensibles aux assauts
Sans cesse répétés de la belle
Dame à la robe bleue,
Sans se rendre compte
Qu’elle leurs vole à chaque visite
Une partie de leurs vies
De sages minéraux.
2 commentaires:
Quel plaisir de te lire!
merci !!!!!!
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