Bonjour !


Je viens de créer ce blog pour mettre en ligne certains de mes poèmes et textes poétiques . J'aime faire partager ma passion pour l'écriture et suis ravie de pouvoir donner du plaisir à travers le choix de mes mots. Puissent-ils vous faire voyager !
Merci à tous ceux qui me liront et qui mettront leurs commentaires. Un merci particulier à l'ange qui guide ma plume...
N'hésitez pas à critiquer, la critique est toujours constructive !


samedi 8 décembre 2007

Passe l’eau

Passe l’eau sous les ponts

Pleurant entre les pierres grises,

Emportant dans son élan

Les bonheurs du passé,

Charriant les desseins autrefois si légers,

Passe l’eau sous les ponts

Passe l’eau qui n’enivre.

Tout ce qui semble de pierre

Porte en lui la fissure,

Si au gré du courant on ne sait

Rattraper les débris

Lentement décollés,

Et les remettre chaque jour

A leur place,

On se lasse.

Détourner le courant

N’est pas chose aisée.

N’est pas facile au fond d’avouer

S’être égaré en route !

Nul doute,

Il est si simple de demeurer immobile,

Et satisfait.

Sous les rochers noirs du silence,

Je trouvai plus qu’un gouffre.

Happée par son ombre, je grattai

Du bout de l’ongle,

Et je saignai.

Les fines gouttes vermeils absorbées

Par la terre

Buvaient ma peine, buvard sauvage,

M’attirant toujours plus avant,

Guidant mes mains, inlassables.

L’humus, profond et frais

Chuchota des bribes de sentiments étranges,

Des paroles inconnues

Aux accents imparfaits.

Au confins de ce monde,

Je vis une autre lumière,

Avide de l’atteindre, mon cœur s’impatientait.

Etait-elle vierge, depuis l’éternité ?

Je soufflai le terreau

Dernier rempart fragile

Et m’engageai.

La chaleur surprenante

stupéfia ma peau

Aussi fort

Que la lumière, mes yeux.

Inconnu de ces lieux

Mon corps m’était étrange…

Mes bras n’étaient plus !

Ni mes mains, ni mes jambes !

A la place, ondulait dans le vent

Une immense tige unie

Aux pétales flamboyants.

Portés par la voix inconnue

Aux sentiments étranges,

Le chant que naguère

Je n’avais su entendre

Me parvint à nouveau.

Il me contait qu’en toute vie

Si l’on sait les comprendre,

Il y a bien des routes

A prendre.

Deux papillons dorés

Affamés de soleil,

Entrelacés d’amour,

Chatouillèrent mon cœur,

Et se gorgèrent du pollen

Tout neuf de mon plaisir.

Il est si bon de donner

A ceux qui n’attendent pas !

Il est si bon de s’offrir

Pour la première fois…

Passe l’eau sous les ponts

Pleurant entre les pierres grises,

Passe l’eau sous les ponts

Passe l’eau qui n’enivre.

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