Virginie
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Ce jour là, les épines indignées dans leur sommeil d’ombrages,
Me mordirent le dos,
Insolents tatouages aux lignes efflanquées.
Mais sans dire un mot,
Je suis née.
L’Elfette aux doigts graciles n’eut de cesse de mêler
A mes cheveux dociles
Les frondaisons de miel aux grands gardiens volées.
Mais sans dire un mot,
Je suis née.
Dénudant l’existence, j’effeuillai des souvenirs d’oublis,
Et retirai du bout du coeur
Ses pelures de salpêtre.
Dans ce monde d’indifférence aux règles établies,
J’avais cru naître.
Je croquai le fruit rouge ruisselant d’arrogance
Son jus glissa entre mes dents et roula dans ma gorge.
Je songeai, rassasiée d’ivresse, aux tristes récompenses
Que d’autres croient s’offrir des normes qu’ils s’imposent.
Troupeau pétri d’incohérences !
Le geai, à la cime, déplia ses flancs intimes
Chanta pour présager ces saveurs dissimulées.
Dans une étreinte argentée à la saveur mâtine
Il me laissa cajoler, par son duvet volé,
Celui dont le cœur,
à mes côtés,
naissait.
De caresses en baisers, nos deux destins s’allièrent
Pour qu’à chaque instant les accords s’harmonisent
Et qu’à chaque silence nos cordes se libèrent
Arrachant une destinée à jamais reconquise.
Cette journée
D’épines et de jeux
Nous sommes nés
Tous les deux.
1 commentaire:
Moi c'est celui-là mon préféré... Pour l'instant!!!! Bises ma Steph
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