Déluge
Verte est notre terre
Nourrie des ondées
Abondantes.
Dans son cœur de nuée, la fée
Cherche les fins pétales
(Ils lui permettent de puiser)
A la source d’opale
Le pollen de vérité.
Verte est notre terre
Nourrie des ondées
Abondantes.
Entre les herbes grasses
Gorgées du déluge éternel
(Qui allaite le monde de larmes azurées),
Notre fée dépose l’hydromel
Et un baiser fugace.
Verte est notre terre
Nourrie des ondées
Abondantes.
Elle s’agenouille, croise ses mains
Lève au ciel ses yeux de saphir,
(Ils prient mieux que toutes les langues),
L’Eternel l’entend, c’est certain !
C’est le Monde qui soupire.
Verte est notre terre
Nourrie des ondées
Abondantes.
Pour lui répondre, alors
La voûte se lézarde
(Elle n’est que pierres de brume),
En un frisson sec, crache ses spores
Accueillant l’astre qui s’attarde.
Verte est notre terre
Nourrie des ondées
Abondantes.
Scintillante,
La fée sourit.
(Elle est si belle assise ici)