Nous
Au seuil du Monde, il n’y avait rien.
Point de vent de colère
Point d’horizon d’oubli
Au seuil de ce Monde onirique
Il n’y avait rien.
Du Rien, naquit le Nous. En silence.
Etre fragile au manteau filiforme
Sa porte n’était de haine
Que dans son apparence !
Quelle curieuse coïncidence !
S’habiller de venin
Quand il n’y a rien.
Dans le silence, s’ouvrit le Nous. Emu.
Lovés dans son ventre
Deux formes parfaites
A la couleur de Jade
A la chaleur de feu.
Là, elles s’abandonnaient
Incarnations magiques
Indissociables
Inconditionnel partage
De Soi.
De l’émotion, jouit le Nous. Paradoxe.
Brève éruption au sein du cratère
De leurs chairs unies
La semence ainsi répandue
Vibra de tant d’amour
Qu’elle devint cristalline
Et enveloppa le Nous.
Du paradoxe existe ce Nous. Unique.
Autodidacte de vie
Médiateur de bonheur
Ce Nous est si seul et si deux à la fois
Qu’il en perdrait la raison
S’il en avait une.
De l’unité vivra notre Nous. Eternel.
Sans sagesse, sans pudeur
Il ne peut dépérir
Puisqu’ invisible
Voilé du drap des secrets
Dans ce Monde de Rien…
Eternel,
Il a toujours été.
Bonjour !
Je viens de créer ce blog pour mettre en ligne certains de mes poèmes et textes poétiques . J'aime faire partager ma passion pour l'écriture et suis ravie de pouvoir donner du plaisir à travers le choix de mes mots. Puissent-ils vous faire voyager !
Merci à tous ceux qui me liront et qui mettront leurs commentaires. Un merci particulier à l'ange qui guide ma plume...
N'hésitez pas à critiquer, la critique est toujours constructive !
lundi 17 mars 2008
Publié par
Stéphanie
à
07:44
0
commentaires
mardi 11 mars 2008
Pluie de noir
___________________________________________________________________________
Pluie de noir sur mes rêves.
Triste couleur
D’une nuit sans fin
Où le malicieux lutin
Qui glissait dans mes songes
S’est trouvé bâillonné
Par ses propres terreurs.
Pluie de noir sur mes rêves.
Etrange couleur
D’un amour vaporeux
Où les anges vénéneux
Piquent de leur ailes pointues
Nos torrides espérances.
Pluie de noir sur mes rêves.
Glaciale couleur
D’une mer infinie
Où les abîmes verdâtres
S’accrochent aux chevilles
De cadavres décomposés.
Pluie de noir
Pluie de rêves
J’ai guidé le lutin,
Libéré sa voix sourde
De son terrible destin
souverain.
J’ai saupoudré les anges
De baisers arrondis
sucrant leurs épines
de plumes.
J’ai bu toute la mer
D’un souffle impatient
Délestant la mort
De son fardeau enchevêtré.
Et la pluie a eu honte.
Honte de sa teinte
De charbon
Elle s’est dénudée, pure, fragile
Lisse comme un miroir
Et s’est habillée de soie délicate
De soie blanche
Blanche
Comme les anges
Comme la mer d’Irlande
Comme nos souffles de givre.
Publié par
Stéphanie
à
08:41
0
commentaires
vendredi 7 mars 2008
Si j’étais…
Si j’étais ta maman,
Je te borderais tous les soirs
En te serrant fort contre mon cœur.
Je t’achèterais des glaces
En rentrant le soir après l’école.
Je te choisirais les livres
Qui te feraient rêver le mercredi.
Si j’étais ta maman,
Je t’emmènerais voir les films
Ou les gentils gagnent à la fin.
Sans aucune raison justement
Je te ferais des surprises, des cadeaux.
Je t’offrirais un chien, des chevaux
Et on s’en occuperait tous les deux.
Si j’étais ta maman
Tu recevrais tellement de baisers
Que tu en serais tout rouge.
Je t’aiderais à faire tes devoirs
Surtout les maths et la géographie
Je te raconterais les pays lointains
Où la forêt infinie cache encore des lutins.
Si j’étais ta maman
Tu me serrerais fort la main
Quand on irait chez le dentiste.
Je te soignerais de câlins
Quand tu aurais de la fièvre.
Je te ferais la vraie purée, tu sais,
Pour mettre le jus dans le volcan.
Si j’étais ta maman,
Tu aurais confiance en moi
Tu me dirais tous tes secrets.
Je te donnerais les conseils
Que tu aimerais entendre.
Je chercherais à comprendre
Tes silences de petit garçon.
Si j’étais ta maman
Je te dirais Je t’aime
Dans toutes les langues.
Je cacherais mes peines
Pour que tu ne voies que joie.
Je te montrerais toute la beauté
Qu’il y a tout au fond de toi.
Si j’étais ta maman,
Je voudrais juste que
Que tu sois Toi.
Si j’étais ta maman…
Publié par
Stéphanie
à
13:39
0
commentaires