Bonjour !


Je viens de créer ce blog pour mettre en ligne certains de mes poèmes et textes poétiques . J'aime faire partager ma passion pour l'écriture et suis ravie de pouvoir donner du plaisir à travers le choix de mes mots. Puissent-ils vous faire voyager !
Merci à tous ceux qui me liront et qui mettront leurs commentaires. Un merci particulier à l'ange qui guide ma plume...
N'hésitez pas à critiquer, la critique est toujours constructive !


dimanche 23 décembre 2007

Nuit (de rêve )

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Douce moiteur des draps

qui glissent

Sur nos peaux encore humides

de désir,

Bordant nos cœurs à la pendule

émue

Du voyage qu’ils venaient d’accomplir

D’un battement commun.




Nos mains partaient en quête

De parcelles inexplorées

De jardins de peaux aux chemins

Désignés

Par les minuscules étoiles

D’un Petit Poucet.

Nos langues se croisaient

Causant tous les dialectes

Laissant dans leurs sillages

Une fine voie lactée

Jusqu’à nos sexes

Fleuves d’avidité.




La lune

Cachait son rire

Derrière les brumes

De nos soupirs.

Les astres

Retenaient le temps

Lentement

Pour leurs amants.

Cette nuit, j’ai rêvé

Que c’était nous.

Cette nuit, j’ai aimé

Quand c’était nous.

vendredi 14 décembre 2007

L’amer

Ils crissent,

Les minuscules fragments minéraux

De la mer, sous mes pieds engourdis.

Il s’incruste,

L’amer sentiment de déjà ressenti,

Au capuchon rond sanglotant le sel.

Là !

Ma mère, dont l’âme erre

Entre vagues et courants,

Electrise les végétaux gluants

De l’amère étendue caméléon.

Cherchant le chemin de sable

Qui la conduirait vers sa vérité

Elle ne sait encore

Qu’elle s’est construit une échelle

De Jacob, à l’envers !

Merci… Laisse la faire.

Copieuse invétérée, la vague

Appelle son voisin

Du dessus, pour voler sa nuance

Et chaque jour celui-ci,

Altruiste, la laisse réécrire les teintes

Délavées de son humeur.

Seuls les rochers, stoïques

Restent insensibles aux assauts

Sans cesse répétés de la belle

Dame à la robe bleue,

Sans se rendre compte

Qu’elle leurs vole à chaque visite

Une partie de leurs vies

De sages minéraux.

jeudi 13 décembre 2007

Ex-Pulsion ___________________________________________________________________________

Crache !

Il ne te fait plus peur.

Son regard d’océan froid,

t’a blessé plus souvent,

Que la lame de sa main

Sur toi.

Pleure !

Il n’est jamais trop tard,

Qu’a-t-il pu détruire

Puisqu’il n’a rien construit ?

Constate maintenant

Son Néant.

Approche !

Ce que tu sens en toi, piquer,

Brûler, craquer, feu douloureux

C’est la pitié, le mépris

Ta vengeance, ton orgueil sain

Ton dédain.

Cogne !

Regarde cette âme misérable

Vide de sentiments, de liens

Plains la, elle est coupable

Aide la à vomir enfin

Son Rien.

Touche !

Personne au dessus de toi

Laisse transpirer l’orage

Laisse le monter dans les nuages

Eclater, gronder, percuter

Les anges.

Respire !

C’est la fin.

lundi 10 décembre 2007

Virginie

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Ce jour là, les épines indignées dans leur sommeil d’ombrages,

Me mordirent le dos,

Insolents tatouages aux lignes efflanquées.

Mais sans dire un mot,

Je suis née.

L’Elfette aux doigts graciles n’eut de cesse de mêler

A mes cheveux dociles

Les frondaisons de miel aux grands gardiens volées.

Mais sans dire un mot,

Je suis née.

Dénudant l’existence, j’effeuillai des souvenirs d’oublis,

Et retirai du bout du coeur

Ses pelures de salpêtre.

Dans ce monde d’indifférence aux règles établies,

J’avais cru naître.

Je croquai le fruit rouge ruisselant d’arrogance

Son jus glissa entre mes dents et roula dans ma gorge.

Je songeai, rassasiée d’ivresse, aux tristes récompenses

Que d’autres croient s’offrir des normes qu’ils s’imposent.

Troupeau pétri d’incohérences !

Le geai, à la cime, déplia ses flancs intimes

Chanta pour présager ces saveurs dissimulées.

Dans une étreinte argentée à la saveur mâtine

Il me laissa cajoler, par son duvet volé,

Celui dont le cœur,

à mes côtés,

naissait.

De caresses en baisers, nos deux destins s’allièrent

Pour qu’à chaque instant les accords s’harmonisent

Et qu’à chaque silence nos cordes se libèrent

Arrachant une destinée à jamais reconquise.

Cette journée

D’épines et de jeux

Nous sommes nés

Tous les deux.

samedi 8 décembre 2007

Passe l’eau

Passe l’eau sous les ponts

Pleurant entre les pierres grises,

Emportant dans son élan

Les bonheurs du passé,

Charriant les desseins autrefois si légers,

Passe l’eau sous les ponts

Passe l’eau qui n’enivre.

Tout ce qui semble de pierre

Porte en lui la fissure,

Si au gré du courant on ne sait

Rattraper les débris

Lentement décollés,

Et les remettre chaque jour

A leur place,

On se lasse.

Détourner le courant

N’est pas chose aisée.

N’est pas facile au fond d’avouer

S’être égaré en route !

Nul doute,

Il est si simple de demeurer immobile,

Et satisfait.

Sous les rochers noirs du silence,

Je trouvai plus qu’un gouffre.

Happée par son ombre, je grattai

Du bout de l’ongle,

Et je saignai.

Les fines gouttes vermeils absorbées

Par la terre

Buvaient ma peine, buvard sauvage,

M’attirant toujours plus avant,

Guidant mes mains, inlassables.

L’humus, profond et frais

Chuchota des bribes de sentiments étranges,

Des paroles inconnues

Aux accents imparfaits.

Au confins de ce monde,

Je vis une autre lumière,

Avide de l’atteindre, mon cœur s’impatientait.

Etait-elle vierge, depuis l’éternité ?

Je soufflai le terreau

Dernier rempart fragile

Et m’engageai.

La chaleur surprenante

stupéfia ma peau

Aussi fort

Que la lumière, mes yeux.

Inconnu de ces lieux

Mon corps m’était étrange…

Mes bras n’étaient plus !

Ni mes mains, ni mes jambes !

A la place, ondulait dans le vent

Une immense tige unie

Aux pétales flamboyants.

Portés par la voix inconnue

Aux sentiments étranges,

Le chant que naguère

Je n’avais su entendre

Me parvint à nouveau.

Il me contait qu’en toute vie

Si l’on sait les comprendre,

Il y a bien des routes

A prendre.

Deux papillons dorés

Affamés de soleil,

Entrelacés d’amour,

Chatouillèrent mon cœur,

Et se gorgèrent du pollen

Tout neuf de mon plaisir.

Il est si bon de donner

A ceux qui n’attendent pas !

Il est si bon de s’offrir

Pour la première fois…

Passe l’eau sous les ponts

Pleurant entre les pierres grises,

Passe l’eau sous les ponts

Passe l’eau qui n’enivre.

lundi 3 décembre 2007

Apnée

Les clapotis discrets caressent

Les Oreilles de Vénus,

Fragiles portes d’agrumes

A l’ombre des géants.

Je ne veux plus regarder

Le reste du monde,

Seulement avaler

Le vide,

Jouer à respirer

L’océan tout autour.

Le temps fait la sieste

Avec la pendule bleutée

Qui négocie mon cœur

Au rythme des marées.

Ce pays de silence,

Où balancent

Entre deux eaux

Des cheveux d’arrogance,

Aux bras tentaculaires,

Agite ses rêves

D’émeraude,

Ses pensées

De forêt

A la robe salée.

Les abîmes effleurés,

Ecrasés, sans lumière,

Accrochent de leur griffes

Visqueuses

Mes plus noires pensées.

Ne restent suspendues

A mon visage absent

Que les larmes

Ephémères

Qu’avant ce voyage

La Terre m’avait laissé

Emporter.

Là-haut le ciel mouillé

Reçoit le don fragile

Des nuages d’avril.

Là-haut, la coque brillante

Attend.

Mais moi, je reste là,

Chez moi.

samedi 1 décembre 2007

Lucarne

J’ai un trou dans ma tête

Juste là, vous le voyez ?

Mais si ! regardez bien

Vous y êtes

Juste devant.

Pourtant, il est grand

Il laisse entrer

toutes mes idées folles,

Les tentations

de changements.

Il est petit parfois,

Quand il n’ose pas

Lâcher mes papillons.

Il se contracte (le pauvre)

Mais rien n’y fait

Je lui dis non.

Vous ne le voyez toujours pas ?

Mais insistez, il est là !

Je sais ! Il se cache, il a peur !

Comprenez,

Il ne vous connaît pas.

Si vous saviez l’amadouer

Il s’offrirait à vous,

Et vous laisserait entrer

Chez moi,

Par la grande porte.

Mais il n’est pas lucarne facile !

Pour passer la frontière,

Il faut montrer âme blanche.

Etes vous

De cette couleur d’esprit ?

Pour l’instant, un seul coeur

Y est entré

Et n’en est plus ressorti.

S’y est-il égaré ?

Ou s’est il établi ?

Je n’ai pas cherché à saisir

Comment il a pu passer.

Je fais confiance

A la fenêtre

De mon esprit.

J’ai une lucarne

Dans ma tête

Juste là, vous la voyez ?

Mais si ! regardez bien

Vous y êtes

Juste devant.

Non ?

Bon, tant pis !

mercredi 21 novembre 2007

Déluge

Verte est notre terre

Nourrie des ondées

Abondantes.

Dans son cœur de nuée, la fée

Cherche les fins pétales

(Ils lui permettent de puiser)

A la source d’opale

Le pollen de vérité.

Verte est notre terre

Nourrie des ondées

Abondantes.

Entre les herbes grasses

Gorgées du déluge éternel

(Qui allaite le monde de larmes azurées),

Notre fée dépose l’hydromel

Et un baiser fugace.

Verte est notre terre

Nourrie des ondées

Abondantes.

Elle s’agenouille, croise ses mains

Lève au ciel ses yeux de saphir,

(Ils prient mieux que toutes les langues),

L’Eternel l’entend, c’est certain !

C’est le Monde qui soupire.

Verte est notre terre

Nourrie des ondées

Abondantes.

Pour lui répondre, alors

La voûte se lézarde

(Elle n’est que pierres de brume),

En un frisson sec, crache ses spores

Accueillant l’astre qui s’attarde.

Verte est notre terre

Nourrie des ondées

Abondantes.

Scintillante,

La fée sourit.

(Elle est si belle assise ici)

mardi 20 novembre 2007

Tiédeur_______________________________________________

C’est dans ce lit qu’autrefois

Nous partagions nos envies

De partir loin

De s’évader

Hors du temps

et des lois.

Ta place tiède est toujours là

J’y pose ma main, et te sens,

Près de moi

Dans ce lit

Hors du temps

et des fois.

On s’est amusés à voler,

A gravir les sommets,

Près du ciel

Dans ce lit

Hors du temps

et des nuits

On a voulu plonger parfois

Dans le lac d’'Eychassier

Pêcher la truite

Dans le froid

Hors du temps

et des lois.

On a même traversé les déserts

Arides de notre univers,

Mangé du sable,

Bu de la terre

Hors du temps

et des guerres.

Mais tu n’es plus aujourd’hui

Dans la tiédeur de ce lit.

Dans l’azur

Tu m’attends,

Hors du temps

et des vents.

Ta place tiède est toujours là.

J’y pose ma main, et te sens

Près de moi

Dans ce lit

Hors du temps,

Je m’enfuis.

lundi 19 novembre 2007

L’éternité

L’éther absolu

Nie, résolu

Le thé arithmétique

Du temps

(qui fuit).

Les Terres, affamées

Isolées, s’habillent d’îles

Et errent,

(tristes Pangées)

Sans S ni T.

Elle,

Sans passé, sans futur

Libre, vide mamelle

Sans lait,

Est Ternie

Par les mauvais esprits.

Buvons,

Pourtant, jusqu’à la lie

(Santé)

L’éternité !

dimanche 18 novembre 2007

Deep__________________________________

Tout au fond du bleu

Gît le corps d’un ange

Aux ailes de poisson

A la chair éthérée.

Ardent, il a aimé

L’onde pubère,

S’est laissé enchanter

Jusqu’à fondre en elle,

A enfanté des songes

Et des chimères

S’en est rassasié

Jusqu’à sombrer.

Comme la douce éponge

Il s’est empli de bleu

Plus de bulles pour lui

tourbillon inutile !

Pourquoi respirer,

Quand on peut

Oublier.